La passion du longue distance...

24/07/2014

Nice, compte rendu

posté à 14h38

Après deux ans sans avoir fait une course sur format IronMan, Nice était l'occasion de faire le saut pour reprendre des sensations et du capital confiance !!!

 

La dernière semaine de préparation n'a pas été comme je l'imaginais : inflammation des fléchisseurs/extenseurs de la cheville droite en début de dernière semaine (programme d'entraînement peut être trop long !!!) et jeu de direction qui ne me satisfaisait pas la veille de la course après une petite vérification du Bike au Stand Culture Vélo. Bref, moi qui suis d'un calme olympien la veille d'une grande course, j'ai plutôt été tendu les dernières heures avant le grand départ.

 

Le jour J  

A l'arrivée au parc à vélo à 5h, j'ai vite compris que la chaleur ne serait pas au rendez-vous. Les temps allaient donc être canon et çà n'a pas loupé !!! 

 

Natation 

Nouveau tracé natation, nouveau repère. Cette année, 2 tours identiques de 1900m. Départ dans le SAS 55'-1h. Bagarre attendu au coup de sifflet, je me suis fait laminer les premier 100m. J'avais oublié que çà bousculait autant. Les sensations étaient toutefois bonnes et la lecture des trajectoires aussi. Impossible de garder les pieds des personnes devant comme je voulais le faire. J'ai donc, sur presque la boucle entière, nager " dans mon espace vital ". Bien sûr, à chaque bouée, c'était la cohue, mais dans l'ensemble ce premier tour s'est bien passé. Le second, j'ai réussi à prendre deux ou trois pieds sur les premiers 800m, puis j'ai pris les devants jusqu'à la sortie de l'eau. Au final, les 3800m se bouclent en 58'33, près d'1 de plus que 2011. Nouveau tracé, perte de temps à certains endroits, peut être !!! Je pense plutôt à ma technique que je n'ai pas trop travaillé cette saison...

Une transition rapide, toutefois ralentie par cette idée des organisateurs de nous faire passer par des escaliers étroits lors de la sortie de l'eau !!! Une petite bagaille pour nous et une énorme pour celles et ceux qui sont sortis dans les 1h05-1h10.

 

Vélo 

Le premier km n'était pas passé que je me rends compte que la mousse de mon repose bras était resté non loin de mon emplacement vélo. Ni une, ni deux, je retire le scrach pour éviter qu'il m'irrite la peau de l'avant du bras. Je me dis qu'il faudra prendre son mal en patience avec les deux vis qui maintiennent le repose bras au cintre et qui rentrent bien dans les chaires... Bon rythme sur la partie roulante (les 20 premiers kms), puis à la fin des 500m de la côte de la Condamine, gestion de l'effort vite ternie par ce qui sera des arrêts programmés pour ne pas finir dans le décor. A chaque effort sollicitant les bras (relance, danseuse), le cintre bouge. Je me rends compte que les problèmes rencontrés la veille persistent : le cintre se déserre et si je le sers trop, absence de direction. Au 35ème km, je m'arrête donc pour recentrer le guidon et le resserrer légèrement. 100m après, je me rends compte que je n'ai pas de direction car jeu trop serré. Cet épisode va se répéter à 4 reprises, notamment juste avant d'entamer les descentes pour ne pas finir sur l’asphalte...

Bref, je gère la descente de Bar sur Loup et début d'ascension (km 49) jusqu'au col de l'Ecre. On se tape de la pluie, je crois réver. En 4 participations, je n'ai eu que du soleil !!!! Jusqu’à Gréolière, tout va bien. J'ai deux gars devant moi à 100m, je ne verrai personne derrière moi jusqu'au ravito de Gréolière : seul au monde !

Un peu de rythme sur la dernière grosse difficulté de la partie vélo, la côte de St Pons. Un petit resserrage avant la descente et c’est déjà le demi tour de Vence qui pointe le bout de son nez. Là, je tombe sur un petit troupeau qui drafte à mort. Certes, il n’y a pas beaucoup de place pour doubler avec la série de plots central mis pour éviter que les triathlètes n’aillent sur la voie de gauche, mais certains en profitent pour bien se reposer dans les roues. La côte de Coursegoules a le mérite de «  séparer » tout ce petit monde et arrive les 30 kms (ou presque) de descentes qui vont être un calvaire pour moi. Je n’ose pas attaqué dans les virages de peur de ne pas tourner convenablement et faire un tout droit. Je perds beaucoup de temps. Je me fais déposer par beaucoup de monde et j’ai franchement hâte de retrouver la partie plate à Carros. En y arrivant, je constate que le cintre est encore un peu de travers, mais je décide de ne pas m’arrêter une énième fois et de finir comme çà. Je n’ai qu’une envie : poser le vélo rapidement et me lancer sur le marathon. Je roule donc avec vélocité et rythme pour avaler les 20 derniers kms le plus rapidement possible. La promenade des Anglais arrive enfin sous les encouragements de ce public très connaisseur. On se voit pousser des ailes sur ces derniers hectomètres !

Je pose le vélo heureux car je vais enfin pouvoir courir. Quand je pense que deux ans avant, entamer le marathon était pour moi signe de souffrance avant même de commencer. Que de chemin parcouru sur le plan mental avec l’envie d’en découdre !!!

 

Course à pied

 

En 2011, on tendait le vélo à un bénévole qui allait déposer le vélo à notre place. Maintenant, il est de notre responsabilité de le faire. C'est sympa !!!  Autre nouveauté : la numérotation du parc à vélo commence par les plus gros numéros lorsque l’on revient du vélo. Obligé donc de se coltiner le vélo durant les 300m du parc :D C’est marrant avec un vélo sans jeu de direction !!!

Bref, j’essaie de faire une transition rapide. Ma tête me dit de prendre le sac RUN en bleu, mon corps prend le sac vélo ROUGE. Ces moments là, je les analyse très vite : ils sont le signe, tôt ou tard d’une défaillance. Et pourtant…

Je cherche inlassablement mon support montre Garmin dans le sac et impossible de mettre la main dessus. Je décide donc de mettre la Garmin dans ma poche de trifonction. Elle me servira juste à prendre mes temps de passage pour analyser la course après course. Courir à l’aveugle est mon fort, je sais garder un tempo, enfin, je l’espère !!!

Dès le début, je teste mon état de forme sur le premier demi-tour. Les jambes sont là. Je diminue bien sûr l'allure car en 4'08, je vais vite exploser.

Le temps est idéal : pas de soleil et même de la pluie par intermittence. Par contre, il ne faudra pas attendre la chaleur pour écrémer la course et compter que sur soi.

Les kms s’enchaînent avec de bonnes sensations, je suis même de mieux en mieux. Pas de douleur à la cheville droite de ces derniers jours et pourtant je redoute son apparition.

Je ne subis toujours pas, malgré le retour du soleil et de la chaleur associée. C’est vraiment une nouvelle sensation !!! Le fractionné et le travail en CaP payent. En analysant, je me suis rendu compte que j’étais quasi à la seconde prêt sur les temps de passage. Je maintiens donc le rythme de croisière…

Je croise à chaque demi tour Frédéric LUREAU, un gros potentiel pour la conquête du slot. On s’encourage à notre manière, Il finira en 9h17 !!!!

Bien sûr, je croise quasiment tous les gars du club qui tiennent le coup et de savoir cela, çà motive. Tous finiront dans la joie et finisher !!!!

Le dernier choucou est distribué. Je donne tout sur le 4ème tour et surtout sur le dernier demi-tour où je signe une meilleure allure que sur les 5 premiers kms du marathon. Je passe la ligne d’arrivée en finissant le marathon en 3h09, soit 10min de mieux qu’en 2011. Heureux de battre mon record en 9h32 et d’entrouvrir une porte sur ce qui était mon point faible : la CaP, mais avec l’amertume de ne pas avoir fait le «  job » sur la partie vélo. On est jamais satisfait de toute manière. N'est-ce pas la meilleure des manières de progresser?

 

Quant à la qualif’, je savais en posant le vélo que çà allait être dur : perte de temps sur la partie cycliste et l’absence de grosse chaleur. Et j’ai eu raison. Dans la catégorie 30-34 dont j’appartiens, les temps ont été canons. Les derniers slots distribués et pris par le 5ème se gagnent en 9h07. Un temps stratosphérique !!! Des gars que nous connaissons bien dans la région Sud Ouest comme Xavier Fanovard (7ème) ou Fred que j’ai cité plus haut (9ème) ne passent pas !!! Incroyable !!!!

 

Je finirais ce récit par les traditionnels remerciements à toute ma famille qui était sur place : ma mère très émue car elle faisait habituellement ce type de déplacement avec la personne qui nous manque tellement : mon père, ma sœur toujours aussi passionnée et ma nièce qui a bravé les intempéries pour encourager le Toulouse Tri.

Un big merci à toi, Bastien, pour cette programmation et ce nouveau virage que tu m’offres dorénavant dans mes entrainements. C’est le début dans la progression? Je l'espère. J’ai encore beaucoup à apprendre et nous allons faire de belles choses encore !!! Tu m’as surtout permis de faire le plus beau cadeau à celui qui m’est cher : rendre hommage à mon père !!!! Du coup de départ jusqu’à la finishline, mes pensées étaient vers lui. Il m’a poussé et je sais dorénavant que nous concourrons à « deux » !!!

Toute la famille MICHELAT restée en Bourgogne qui m’ont poussé par la pensée…Merci à vous tous !!!!

Les copains d’entraînement, de la piste de l’ASEAT, des routes toulousaines, jusque dans les lignes d’eau, sans vous, il serait difficile de se surpasser pour progresser…

Enfin, ma chérie qui a su faire preuve de patience, de sacrifice pour que ma préparation se fasse de la meilleure des manières.  Elle en connaissait la cause et savait que çà me tenait à cœur cette année. Merci mon coeur !!!

 

La suite, à décider dans les jours à venir !!!!

 


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