La passion du longue distance...

03/06/2012

Lanza 2012, The race...

posté à 14h01

Lanzarote, île magique des Canaries, n’a pas fuit à sa réputation. Chaleur, vent, gros niveaux étaient au rendez-vous pour cette 22ème édition.

 

La veille de la course, tout notre petit groupe était un peu dans le doute. La faute due à la réception tardive de nos vélos (arrivés vendredi en milieu de matinée, quelques heures avant le dépôt des vélos à Puerto Del Carmen !!!). Merci IBERIA !!!!

Dès mon réveil, je n’avais pas cette flamme dans les yeuxqui me caractérise habituellement lorsque je prends le départ d’un IM. Il faut dire que je psychotais de mon incompétence de la veille : deux belles coupures à deux doigts en voulant réparer ma selle défectueuse. Les deux qui te servent à passer les vitesses, quel boulet !!! Et à 2h du départ, ils saignaient toujours !!! J'espérais que l'eau salée les cautérise...

Nous avons donc enfilé, sans trop d’envie, nos gâteaux sport et autres petits déjeunés, direction le départ sous le coup des 5h15. 

 

Récit de la course :

 

Natation :

 

Je m’étais mis dans le SAS des moins de 65min. Nous y étions assez nombreux et je doutais que tous soient en dessous des 1h05. Le départ a été donné à 7h pétante, mais dans le brouhaha festif, c’est à peine si nous avons entendu le stater.

Une nuée s’est ruée dans l’eau. Cà bataillait sévère. Je me suis fait plusieurs fois piétiné, coulé, pris des taloches, ou je ne sais quoi. Je crois que je n’ai jamais autant de gnons. J’essayais surtout de protéger au max ma main droite pour ne pas m'en prendre un sur les doigts. Jusqu’à la première bouée des 200m, c’était plutôt un concert de coups en tout genre que de la nage, puis la longue ligne droit de plus de 700m nous a permis de nous étendre et de former les premiers paquets. Nous avions légèrement la houle dans le sens de la nage. Au demi tour,  la technique n'était plus de rigueur ; il fallait être puissant puisque le courant nous déportait sur le rivage. Je sors sur la plage en clôturant le premier tour en un peu moins de 28'.

La première moitié du deuxième tour s’est déroulée parfaitement; j’ouvrais ce qui était vraisemblablement le quatrième groupe. Le retour a été plus laborieux avec ce fichu courant. Nous sommes revenus sur 3 Pro, qui manifestement étaient loin d'être de bons nageurs. Tout un combat pour les dépasser sans trop y laisser de jus.

Sortie de l’eau en un peu plus de 57’, pour laisser suite en une transition longue de 4min.

 

 

 

Vélo :

 

Dès les premiers kms, nous avions compris que nous aurions cet ennemi invisible qui avait la capacité de nous transformer un petit obstacle en un véritable calvère : le vent. Face à çà, la meilleure des armes n'était autre que la vélocité. Les premiers faux plats montants ont bien été gérés, et quand vinrent les parties plus roulantes, j’ai compris qu’un 52/12 serait très limitant. Des avions, effectivement, me déposaient royalement dans ces portions…

La montée jusqu’à Yaiza s’est faite au train. Je suis revenu sur une dizaine de concurrents dont je savais très bien qu'ils me dépasseraient lorsque la route s'abaisserait. S'offrit à nous ensuite El Golfo et les nombreuses coups de cul souvent vent de face ou de côté. Les rouleurs puissants s'en sont donnés à cœur joie. Les rafales de vent de bord d'océan pouvaient être assassines. A deux reprises, j'ai croisé des concurrents goûter à l’asphalte !!!

Une bonne ascension dans les 5 à 6 kms qui mène au parc national de Timanfaya et à la Mancha Blanca. Spectacle merveilleux, on se sent vraiment petit dans cet univers morbide...Et malgré la tâche qui se levait devant nous, on en profitait !!!

J’ai un peu plus souffert dans les parties roulantes avec vent de face qui mènent à Tinajo et La Santa. Le prochain départ à Lanza se fera en 53/11.

J’ai repris du poil de la bête lorsque nous sommes arrivés aux grosses difficultés de la journée : Montées sur Teguise, Mirador del Haria et Mirador del Rio. Au préalable, je n’ai pris aucun risque dans la descente qui mènait à Haria. Les nombreux lacets n’étaient pas si dangereux que cela si on les négociait convenablement. A 4 km du Mirador Del Rio, je suis resté scotcher dans ce coup de cul à plus de 10% avec le vent en pleine face que Blaschke nous avait indiqué comme étant un « enfer ». Il avait raison, il faut toujours écouter un Allemand !!!!

Une fois au Mirador, je savais que le plus dur était derrière. La descente jusqu’à Arrieta était une formalité. Il ne fallait toutefois pas trop s’enflammer sur les prolongateurs dans la longue ligne droite qui mène à Tahiche car ne pas prendre en compte les facteurs vent et chaleur, pouvait être une grande erreur. Après Nazaret, les 3kms, où la route est de très mauvaise qualité, m’ont achevé le dos. Le vélo tremblait de partout ; je crois que rouler sur des pavets aurait été moins un enfer !!! Le dos m'était douloureux sur ces 25 derniers kms et je me disais qu'il allait me faire souffrir sur le Marathon : il n'en fut rien !

Une fois les derniers virages passés non loin de Tias, les 10 derniers kms se sont faits en total relâchement...

 

 

 

Marathon :

 

Les premiers hectomètres m'ont mis dans l'incertitude. Difficile de poser un pied devant l’autre. La chaleur me gagnait et je redoutais les crampes. Au bout de 3 kms, je ne savais pas trop comment j’allais bien pouvoir faire pour tenir encore 39 bornes. Et puis, on sert les dents, on fait le vide, et la foulée est revenue. Tout au long du parcours, une foule s’était amassée pour nous encourager et cette ambiance, comme si nous étions dans une arêne, vous transcende. 1km avant le demi tour, je rencontre un toulousain, Jérôme SAVE, qui avait un excellent rythme (il loupe sa qualif' à 6min et  j'en suis profondément navré car il la méritait !!!). Notre fan club était au dernier km avant le demi-tour et ils m’ont recherché en énergie à chaque fois que je les croisais.

La première boucle, longue d’un peu plus de 18kms, a été géré sans prendre de risque.

Le second tour long de 11,8kms a été un plus coriace avec notamment une baisse de régime au 25ème. Le ravito est arrivé au bon moment et tout est revenu dans l'ordre après quelques km.

Le dernier tour se passe dans la tête comme à chaque fois. Au dernier demi tour, je tombe sur Stéphane de Meudon Triathlon qui souffrait horriblement du dos. Quel courage d'avoir pris le départ avec ce mal de dos. Il m'a encouragé en me disant de tenir bon pour descendre sous les 10h. Ses mots m'ont donné le coup de fouet qui vous donne du peps et j'ai ainsi serré les dents en déroulant jusqu'à la finishline !

 

Je finis sous les 10h, en 9h55 à une 40ème place. L'objectif de me rapprocher des 10h est donc atteint et je m'en satisfais quand on sait l'entraînement en dent de scie que nous avons dû tous avoir dans le Sud Ouest.

 

Les autres membres du club ont tous fait une excellente course :

 

  • Titi termine en 10h55 en étant un peu déçu d'avoir été scotché sur le Marathon, lui qui visait la qualif' !!! Il se rattrapera à Nice...,

  • Philou termine son premier label IronMan en 11h14, de la meilleure des manières,

  • Julie, qui souhaite faire un break dans les formats long après cette aventure, s'offre un podium et une excellente 3ème place en 11h50, rien que çà !!!!,

  • Valère, qui n'avait pas trop pu s'entraîner cette saison, finit en 12h02,

  • Roro a eu vraiment du plaisir à faire cette course, lui qui était venu à deux reprises faire du tourisme. Elle lui tenait à cœur autant qu'à moi d'ailleurs. Il boucle cette 22ème édition en 12h07,

  • Gégé, qui avait peut être une raison plus forte que nous de finir cet IronMan (un hommage à son père!!!), rallie la finishline en 12h18,

  • Kawine, qui avait pris le pari de s'inscrire à Lanza contre toute attente, nous a bleuffé en s'actoyant un épatant 14h34,

  • et notre Juju national, sans entraînement ou presque, clôture son premier longue distance  en 15h48 avec tous les honneurs de notre part. Il aura eu le temps de faire le canard durant la natation pour aller récupérer des lunettes de natation au fond de l'océan, faire le pitre sur le vélo lorsque nos photographes étaient sur le bord de la route, prendre des photos à son tour au cours du vélo en guise de souvenirs et de gérer sa course sur le Marathon :P Il est FOUUUUUU, mais c'est un IronMan !!!!!

 

Une expédition à refaire dans les années à venir avec d'autres ambitions, en évitant de passer par IBERIA pour avoir nos vélos dans de meilleures conditions et en restant plus de temps sur cette île mystérieuse tout en découvrant les autres îles des Canaries.

 

Et enfin, nos prouesses auraient été tout autre sans nos supporters qui nous ont encouragés tout le temps et ce, malgré la chaleur et le vent.

Merci à Lydie, Marjo', Nath', Françoise et ses filles, Fabienne, mes parents qui ont pu faire leur premier grand voyage hors métropole et ma CHERIE qui me soutient toujours dans ce que j'entreprends et qui nous a en plus ramené des clichés pour immortaliser ce séjour !!!!

 

 

To be continued...

 

 

 

 


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